SITMA Liaison
Editorial
Succès pour la première newsletter de la SITMA
Tout d’abord nous tenons à vous remercier de l’accueil que vous avez réservé à notre première newsletter qui a remporté un franc succès, et pour laquelle nous avons eu des retours très positifs.
A l’époque où une majeure partie du pays est en vacances, nous avons décidé de poursuivre nos activités tout au long de l’été, et de préparer notre Assemblée Générale Ordinaire, qui n’a pas eu lieu au mois d’avril comme prévu, en raison de la pandémie.
Cette dernière a donc été reportée au 7 septembre 2020 dans le cadre de la Foire de Châlons en Champagne, où nous serons accueillis par nos amis et partenaires de l’UCIA. J’en profite pour remercier Bruno Forget et toute son équipe, pour leur accueil, le support logistique, et l’aide précieuse qu’ils nous apportent.
Les adhérents de la SITMA recevront bientôt une invitation personnalisée, avec le programme de la journée, mais cette AGO sera accessible à chacun d’entre vous, (formulaire d’inscription à imprimer sur le site www.sitmafgr.com).
Lors de cette journée, nous aurons l’occasion de vous exposer nos projets en cours pour 2020 et prévus pour 2021.
A la lecture de cette newsletter, vous découvrirez le parcours professionnel et scientifique de l’un de nos éminents membres, et nous essaierons au fil de nos prochaines éditions, de pérenniser cette rubrique en vous racontant les histoires passionnantes de nos amis scientifiques, chercheurs, ingénieurs agronomes, journalistes, experts, etc., certains d’entre eux étant également aujourd’hui membres actifs de l’Académie d’Agriculture.
A chaque parution, nous partirons à la découverte d’une entreprise de conception, de construction, d’importation, de distribution, etc., dans le domaine de l’agroéquipement, de l’environnement, des énergies renouvelables, ou autres secteurs.
Nous aurons régulièrement une lettre d’humeur de l’un de nos membres, basée bien évidement sur l’actualité du moment, et un espace dédié à nos adhérents et à nos partenaires.
Alors, bonne lecture, et venez nous retrouver le 7 septembre à la Foire de Châlons en Champagne, pour participer à notre Assemblée Générale.
Bien à vous.
Alain Stofer
Président de la SITMA

Libre propos
Histoire du parcours d’un jeune ingénieur (Bernard Cheze) dans la recherche publique en machinisme agricole…
Des pays tropicaux...

En 1966, son service militaire achevé, le choix d’un jeune ingénieur du génie rural ayant opté pour la coopération technique implique une expatriation. Il doit remplacer Jean Lucas (1) en Mauritanie. Ne pouvant partir, le Ministère lui propose un poste qui va devenir vacant au Centre d'études et d'expérimentation du machinisme agricole tropical (CEEMAT) à Antony, installé au sein du Parc de Tourvoie où se trouve déjà le Centre National d’Etudes et d’Expérimentation du Machinisme agricole (CNEEMA). 


Le CEEMAT fait partie de ces organismes créés et financés par le Ministère de la Coopération pour apporter un appui au développement des pays africains ayant accepté en 1960 de rester en lien avec la France (comme le Bureau Central d'Etudes pour les Equipements d'Outre-Mer (BCEOM) pour les chemins de fer, les routes…). Il a déjà mené depuis sa création en 1962 beaucoup d’actions de formation en Afrique.
            
Bien que basé à Antony, le poste consiste à développer les essais et recherches techniques et comporte de nombreuses missions (15 jours à 3 mois) surtout en Afrique au Sud du Sahara pour mieux « coller » aux réalités de terrain. Pas de délire sur les équipements agricoles : de la culture attelée (évaluation de la puissance des attelages - reprise des travaux de Ringelmann (2) -, étude et essais avec les constructeurs de matériels et formation des utilisateurs au dressage et à la conduite des animaux de trait) jusqu’à la transformation des produits agricoles tropicaux (manioc en particulier).
Il soutient la création ou le développement de centres d’essais de machinisme locaux (Sénégal, Mali, Côte d'ivoire, Madagascar, Cameroun).
Culture attelée au Sénégal (1970)
            
Essai à la station de La Mé - IRHO (Côte d’ivoire)
Un peu plus tard sera créée l'Association Euro africaine des centres de mécanisation tropicale (ACEMA) comptant 6 centres européens et 12 africains, encouragée par le directeur du CEMAGREF et soutenue par un organisme européen, le CTA
La Section technique du CEEMAT travaille beaucoup avec ses voisins du CNEEMA : étude d’un broyeur de mil manuel pour remplacer les pilons traditionnels, essais du tracteur de motorisation intermédiaire Bouyer sur leur piste et avec leurs moyens, tests en chambre tropicale de pièces détachées de Renault, expertise sur des moteurs fonctionnant à l’alcool, étude de la pulvérisation à très bas-volume, expertise sur des matériels de culture attelée fabriqués par Mouzon auprès de l’Institut de soudure, banc d’essais de pulvérisateurs à dos, mise au point d’un tube de Pitot avec la SNECMA (3)  pour la mesure de la vitesse de l’air du Fludair de Tecnoma.
(1)  Jean LUCAS, ICGREF, ancien chef du service du Génie Rural de Mauritanie, chef de plusieurs départements du CEMAGREF professeur de Thermique industrielle du CNAM
(2)  Maximilien Ringelmann (1861-1931) : universitaire français membre de l'Académie d'agriculture de France. Il fut professeur d'ingénierie agricole à l'Institut national agronomique de Paris et directeur de la station d'essais de machines dès 1888.
(3)  SNECMA : Société Nationale d’Etude et de Construction de Moteurs d’Aviation.

A la suite de la crise de Suez, le CNEEMA, avec Jean Lucas, se lance sur les énergies nouvelles, programmes financés sur appels d’offres de l’AFME (4)  devenue l’ADEME (5)   (compression de la paille, gazogènes) et le CEEMAT en fait de même avec l’huile de coprah, l’alcool, et les gazogènes).
Avec le soutien du ministère de la recherche, des programmes sont lancés sur la récolte du palmier à huile avec Pellenc pour la coupe des régimes et Sambron pour la nacelle, de celle de la canne à sucre avec Kuhn, égrenage du riz en rizière (stripper) avec plusieurs industriels (Chevet, Belin, et surtout Rock à Aubenas qui a fabriqué le prototype du CEEMAT).

Le Ministère de la coopération demande et finance plusieurs ouvrages : sur la culture à traction animale (qui seront repris et diffusés par la FAO (6)  en anglais), sur les essais de machines agricoles, sur la motorisation des cultures tropicales, et un manuel du mécanicien rural avec Marc Ogier.

Le Centre développe une forte coopération avec les industriels français dans la conception d'équipements appropriés et leur promotion (création au SIMA d'une "plateforme de matériels destinés aux pays tropicaux"). Plusieurs missions sont demandées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et par l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).

Sous l’impulsion de son nouveau directeur de 1977 à 1983, Claude Uzureau, la zone d’intervention du CEEMAT s’élargit : à l'Afrique, à laquelle s’ajoutent bientôt l'Amérique Centrale (Mexique, Nicaragua), l’Amérique du Sud (Brésil), et l’Asie.

En 1983, nommé à la suite de Claude Uzureau directeur du CEEMAT, devenu un département du CIRAD (7) , Bernard Chèze va y rester jusqu'en 1990, date à laquelle la décentralisation du centre d'Antony à Montpellier est complètement terminée. 
Le Centre s’agrandit : 400 m2 de bureaux et une nouvelle halle de technologie agricole et alimentaire de 1000 m2, 73 rue Jean François Breton, à Montpellier-près du centre régional du CEMAGREF (8).
……aux technologies avancées…

En 1990, le CEMAGREF , issu de la fusion entre le CNEEMA et le CTGREF (9) , veut réorienter les missions du département de recherche en ingénierie des équipements agricoles vers des préoccupations plus proches des attentes de la société en matière d'environnement, moins destructrices d'emploi en milieu rural (diminution des recherches avancées en robotique), et surtout privilégier les recherches sur l’eau et l’environnement). En 1990, son directeur veut remplacer Jean Lucas, très brillant, mais qui voudrait continuer à développer encore plus le secteur de recherche en machinisme agricole et agro-alimentaire.

Malgré certaines critiques, Jean Lucas avait non seulement mené des études poussées en matière d’énergies renouvelables, mais avait fait progresser plusieurs entreprises : Renault sur le plan technologique (programme Centaure), Pellenc sur la robotique de cueillette des fruits avec l’équipe de Francis Sévila à Montpellier (MAGALI), Alfa Laval et Sagem avec la collaboration de Jean-Bernard Montalescot puis Philippe Marchal à Rennes et l’équipe électronique du CEMAGREF d’Antony dirigée par Didier Mechineau (robot de labour et robot de traite). Il avait su mobiliser les crédits du Ministère de l’industrie et de la recherche pour financer ses projets. 
Rappelons qu’il avait dès 1990 prévu des technologies qui sont en train d’émerger actuellement (en particulier les chantiers de machines automotrices travaillant en commun, ou « conduite en troupeau »).
(4) AFME : Agence Française pour la Maîtrise de l’Energie
(5) ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
(6) FAO : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
(7)CIRAD : Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement
(8) CEMAGREF : Centre national du machinisme agricole du génie rural, des eaux et des forêts
((9) CTGREF : Centre technique du génie rural, des eaux et des forêts
Mais les retombées commerciales n’étant pas au rendez-vous, les firmes n’ont pas pu en tirer profit, faute de marché. Beaucoup estiment que ses travaux sont trop en avance. Jean Lucas non seulement va quitter le CEMAGREF mais aussi le corps du GREF et devenir professeur de thermodynamique au Conservatoire des Arts et Métiers.
Bernard Chèze est choisi pour le remplacer avec comme mission de tempérer les demandes de crédits des excellentes équipes de chercheurs et techniciens (presque 200 répartis sur Antony, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Montoldre et Riom, Rennes et Montpellier) montées par son prédécesseur.
Ses activités hors de France continuent à se développer. Il est membre co-fondateur du Club de Bologne, Président de la IIIème Section (Ingénierie des Equipements pour la Production Végétale) de la CIGR (Commission Internationale du Génie Rural) de 1994 à 1999. Représentant de la COFIRA (AFGR , SITMA , AFEID ) auprès d'Eurageng (Société européenne d'ingénierie agricole) de 1997 à 1999. En France, parrainé par Jean Marc de Montis, il est nommé en avril 1991 correspondant National de l'Académie d'Agriculture de France (section IX). Il participe pendant plus de 30 ans au jury du Comité d'encouragement à la recherche technique du SIMA (Salon International du Machinisme Agricole), et du SITEVI (Salon International des techniques Vitivinicoles), fait aussi partie de la Commission machinisme agricole du CETIM et du Conseil d'administration de l'AFGR.
En 1996, Bill Stout lui demande d'être coéditeur du Volume III : " Equipement engineering for plant production" (350 pages) du Handbook de la CIGR , 5 volumes, 2500 pages, publié au niveau mondial par l'American Society for Agricultural Engineering. Ce volume III a été traduit récemment en chinois, et a rencontré un tel succès qu'il n'existe plus que la version en CD-rom -.
Il a même été nommé en 1998 Vice-Président honoraire de CIGR Il contribue aux travaux du Club des Centres de Technologies Avancées pour l'Agriculture, et organise un séminaire européen à Gargnano (Italie) sur la mécanisation des exploitations en pente (27-30/9/93) avec le soutien du Professeur Giuseppe Pellizi de l’Université de Milan.
Réunion de la 3ème Section de la CIGR
 (10) COFIRA : Comité de Financement de la Recherche Agronomique
  (11) AFGR : Association Française du Génie Rural
  (12) SITMA : Société des Ingénieurs et Techniciens du Machinisme agricole
  (13) AFEID : Association Française pour l’Eau, l’Irrigation et le Drainage
  (14) CETIM : Centre d’études techniques des industries mécaniques
  (15) CIGR : Commission internationale du génie rural
… pour finir sur la sécurité des machines

Fin 1994 il quitte le CEMAGREF pour réintégrer le Ministère de l'agriculture et de la pêche.
Au Ministère de 1995 à 2000, il est chargé d’apporter un appui technique et scientifique dans le domaine de la sécurité des équipements agricoles, en particulier auprès du bureau "réglementation et sécurité au travail" et participer à l'élaboration des normes correspondantes au niveau européen. En 1997 est organisé un colloque sur "santé et sécurité au travail à la veille de l'an 2000" avec l'AFGR, la CCMSA (16) , l'INRS (17)  et Groupama. La veille de son départ, il participe à la préparation du colloque de l'AFGR: "Précision des pratiques agricoles et environnement" prévu les 15-16 mars 2000 à Rennes.
Parmi les actions initiées ou suivies au Ministère (apport d'expertise technique), citons le film sur la prévention des risques lors des traitements phytosanitaires (avec le SCOM), l’étude sur le verrouillage des protecteurs des organes de récolte des presses à balles rondes (avec l'INRS), le guide sur la réduction des vibrations par les sièges des tracteurs et machines agricoles (avec l'INRS, la CCMSA , le CEMAGREF ) (18), le lancement d'une coopération avec la FNCUMA (19)  sur la connaissance des risques et la prévention dans l'utilisation des équipements en CUMA, et un certain nombre d'articles et de conférences dans divers pays, dans diverses langues (anglais et espagnol)...
En l'an 2000, il arrête tout. Un peu "brutalement" lui reprocheront certains, surtout à l'étranger où il apprécie d’être encore reconnu.

…et un bref bilan.

 Ce métier plein de contacts tant en France qu'à l'étranger laisse plutôt de bons souvenirs. Malgré le niveau modeste mais opérationnel des technologies proposées, l'inévitable variation des politiques de coopération et le manque d'infrastructures pour leur accueil (réseau d’entretien, formation des utilisateurs), les actions du CEEMAT  (20) ont montré leur efficacité pour le développement.
Au CEMAGREF, c'est un peu à contrecœur qu'il a fallu réduire les budgets des recherches les plus avancées. Du CNEEMA au CEMAGREF, des regrets de Rémi Carillon (21)  sur l’écoute de la profession agricole et l’abandon de la spécialisation de fin de cycle d’école d’ingénieur délivrée par le MASEC (22) , à l’orientation vers la recherche de haut niveau ayant abouti à l’IRSTEA (23) , que d’évolution !
Mais on a pu constater aux derniers SIMA et SITEVI (2017/2019) qu’il reste encore tant en machinisme agricole qu’en technologie agro-alimentaire, et plus récemment en robotique et agriculture numérique d’excellentes équipes et de bons partenariats avec l'industrie. Au Ministère, avec l’appui technique des spécialistes du CEMAGREF, on a bien avancé en normalisation européenne sur la santé, la sécurité dans l'emploi des machines ainsi que sur la caractérisation des performances de ces dernières (performances énergétiques, qualité et précision des apports de fertilisants, de l’irrigation et de la protection des cultures…) 
La poursuite des activités du CEMAGREF sous l’étiquette IRSTEA  et depuis janvier 2020 au sein du nouvel organisme INRAE issu de la fusion d’IRSTEA et de l’INRA rassure en confortant les orientations des recherches finalisées alliant mécatronique et numérique au service de l’agroécologie.
Janvier 2020

 (16) CCMSA : Caisse centrale de la mutualité sociale agricole
 (17)  INRS : Institut national de recherche et de sécurité
 (18) CEMAGREF : Centre national du machinisme agricole du génie rural, des eaux et des forêts
(19) FNCUMA : Fédération nationale des CUMA (Coopérative d’utilisation de matériel agricole)
  (20) CEEMAT : Centre d'études et d'expérimentation en mécanisation agricole et technologie alimentaire tropicales
 (21) Rémi Carillon : Ingénieur en chef du génie rural, des eaux et forêts, ancien chef du département
« documentation, information et formation » au CEMAGREF. Auteur de plusieurs centaines d'études et d’ouvrages techniques et économiques sur l'équipement de l'agriculture au CNEEMA puis au CEMAGREF.
  (22) MASEC : Machinisme agricole et sciences économiques connexes
 (23)2IRSTEA : Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture
Bibliographie
Pour en savoir plus sur le CEEMAT, un numéro de la collection « autrefois l’agronomie » (Le Centre d’études et d’expérimentation du machinisme agricole tropical (1962-1992)) est consacré à Bernard Chèze.
Il y a aussi quelques interviews dans les numéros 94, 126, 129, 150 d’Afrique Agriculture de 1983 à 1986.
A noter les numéros spéciaux de la revue élaborée par Rémi Carillon (Bulletins techniques du CNEEMA) consacrés au futur du machinisme et réalisés surtout par Jean Lucas.
Plus récemment au sujet du CEMAGREF, on retiendra l’ouvrage souvenir intitulé « Cemagref 1981-2006 – récits de recherches partenariales pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement » diffusé à l’occasion des 25 ans du CEMAGREF.
Une réalisation de la société BASE
Thermovoltaïque en Vendée (85)
C’est mi-avril 2020 que le séchoir Thermovoltaïque du GAEC LA NIRO (ferme laitière avec transformation et vente en circuits cours), construit sur la commune du Boupère en Vendée (85), a été mis en service par les équipes de la société BASE, juste à temps pour ses premières coupes de début Mai. Comme l’explique Nicolas Blanchard dans le reportage ci-dessous, auparavant, ils étaient obligés de produire du fourrage fermenté et de compenser l’affouragement de leurs 50 vaches Montbéliardes avec des pois, de la fèverole et du soja, achetés à l’extérieur à des prix élevés. 
Avec ce séchoir, ils s’approchent de l’objectif de devenir 100% autonomes concernant leur fourrage.
La solution Thermovoltaïque pour le séchage en grange est possible grâce à la technologie des panneaux Cogen’Air. 
La face avant produit de l’électricité et la face arrière récupère la chaleur pour la distribuer, via des ventilateurs adaptés, sous le foin afin de le sécher.
Grâce à ce nouveau séchoir de foin vrac, les exploitants peuvent améliorer le fourrage servi aux animaux, donc améliorer la qualité du lait produit et avoir un cheptel en meilleure santé. Des atouts importants quand on sait que le GAEC LA NIRO, en Agriculture Biologique depuis 2018, est producteur du lait et propriétaire de sa propre marque ‘Au Lait Bon et Bio’.

La société BASE située à Cestas en Gironde, a été lauréate du Trophée Jean-Claude Bonnet. Ce Trophée initié par la SITMAFGR, et qui a lieu tous les deux ans, récompense une entreprise innovante et performante dans les domaines énergétiques, et économiques. Il sera remis dans le cadre de la Foire de Châlons en Champagne le 7 septembre prochain.

Séchoir thermovoltaïque
BILLET SITMA
ECOLOGISATION : STOP OU ENCORE
Au vu des résultats des élections municipales, la France est désormais peinte en vert. Du moins dans les grandes agglomérations citadines, mais avec du jamais vu en terme de faible participation. Est-ce à dire que les français sont tous devenus écologistes ? 
On peut penser que beaucoup d’entre eux avaient la tête ailleurs dimanche 28 juin, sans doute plus préoccupés de santé sanitaire, santé alimentaire, sécurité personnelle et sécurité de l’emploi que d’écologie.
Le Président de la République a accueilli avec une certaine prudence les propositions contraignantes de la Conférence citoyenne sur le climat dont certaines relèvent plus de l’écologie punitive avec, par exemple le limitation à 110 Km/heure sur les autoroutes et la création d’un crime d’écocide inscrit dans la Constitution…et sans se préoccuper autrement du financement de ces 149 mesures qui auraient gagné à être plus incitatives que réglementaires.
Les agriculteurs qui ont rempli leur devoir de citoyens pendant la pandémie du Covid 19 se demandent à quelle sauce ils vont pouvoir être mangés. 
 L’agro-écologie est une belle idée politique à géométrie variable, qui a du mal à se concrétiser, mais elle reçoit un écho favorable avec le projet de « Green deal » de la Commission européenne. 
Cette écologisation des activités économiques et de notre futur mode de vie n’est pas sans rappeler les thèses de décroissance qui ont déjà sévi dans le passé. On aimerait donc que les « n’y a qu’à » écologistes nous expliquent leurs solutions pour alimenter demain 9 milliards d’humains avec des agriculteurs qui gagnent correctement leur vie. Un pari aussi urgent que le changement climatique.

Jean-François Colomer
Assemblée générale 2020 de la SITMA
L'AG 2020 se déroulera le 7 septembre dans le cadre de la Foire de Châlons en Champagne 
Déroulement

9h30 - 12h00
Conférence organisée par Philippe Ravillon et l’Abeille Marnaise
« l’abeille gardienne de l’environnement »

12h00 - 12h45 
Remise du trophée Jean-Claude Bonnet à la Sté BASE par Jean-François Colomer

13h00 - 13h45
Déjeuner

14h00 - 14h30
Présentation de la société BASE par Sébastien Ackermann

14h30 - 15h00
Topo sur le marché du machinisme agricole, ou autre thème par PRV

15h00 - 16h00
Assemblée Générale

16h00 - 16h30
Conseil d’administration élection du nouveau bureau
74 ème Foire de Châlons en Champagne
"ON A DÉCIDÉ DE FAIRE, ALORS ON FAIT”
Bruno Forget
Le vendredi 4 septembre, la Foire de Châlons (Marne) doit s’ouvrir pour la 74e fois. Comme d’habitude, avec ses commerçants, ses personnalités, ses colloques, ses concerts, ses animations...Comme d’habitude, même si le contexte, sanitaire et économique fait qu’elle sera différente des précédentes. Bruno Forget, à la tête de l’UCIA de Châlons (dont L’Union est partenaire), organisateur du rendez-vous, dépeint son ambition pour l’édition 2020.
L’idée de reporter la Foire de Châlons 2020 ne semble même pas avoir traversé
l’esprit de Bruno Forget, son organisateur depuis 1993. « On a décidé de faire la foire, alors on fait ! » La seule concession tient dans les dates, décalées à septembre.« Nous les avons ajustées en avril lorsque le gouvernement a annoncé qu’aucun événement rassemblant plus de 5 000 personnes ne pouvait se tenir avant septembre. 
Nous devions commencer le 28 août, ce sera la 4 septembre, respectons la règle ! » Sauf que les autorités de l’État ont changé dans la Marne… « C’est vrai, j’avais mes habitudes avec le préfet et le directeur de cabinet, présents depuis trois ou quatre ans. 
De nouveaux interlocuteurs sont là, préfet et directrice de cabinet. J’ai la chance inouïe d’avoir des interlocuteurs ayant le sens de l’écoute et celui de la confiance. 
Nous apprenons à nous connaître. »
Quant aux collectivités territoriales,Bruno Forget tient à« les saluer. Communes et agglos de Châlons et Reims,Département, Région, tous m’ont dit, quoi qu’il arrive, nous serons toujours là. Ils jouent vraiment le jeu. 
Donc,tout le monde sera là, institutionnels comme exposants marchands. 
Maintenant, le climat ambiant doit quitter l’anxiogène en rassurant tout le monde ».
“CELA VA RESSEMBLER AUX AUTRES ÉDITIONS”
« Nous devons être à 765 exposants,comme en 2019. En fait, fin février, 99 % des exposants avaient déjà réservé,souligne Bruno Forget.
Les désistements mineurs,dus à la crainte des conditions sanitaires, sont largement
compensés par les exposants nouveaux, ceux qui n’ont pu participer à d’autres foires depuis mars et veulent venir pour travailler, faire des affaires. 
C’est une belle opportunité pour eux. »
Les exposants commerciaux seront là. Les institutionnels, aussi. 
Et les concerts gratuits chaque soir ? « Le planning est complet », assure Bruno Forget, lâchant le nom de Jean-Louis Aubert, Yves Duteil, Trust, Mika, Les Innocents,
M Pokora, Christophe Maé ou Chimène Badi. 
Il faut dire que les artistes seront encore au chômage pendant tout l’été. « Franchement, ce sera comme les éditions précédentes. » Avec quelques mesures sanitaires en plus…
Conférence SITMA à la Foire de Châlons
La SITMA et Philippe Ravillon organisent le 7 septembre dans le cadre de la Foire de Châlons en Champagne une conférence sur le thème :
« L’ABEILLE GARDIENNE DE L’ENVIRONNEMENT »
Un Monde qui reste en Danger aujourd’hui.

Les différents thèmes abordés pourraient être
Ouverture par Philippe Ravillon Président de région de la Sitma

1) Généralités sur l’Abeille et situation de l’Apiculture dans le monde. 
(exemple de la Chine, des Etats Unis, et de l’Europe)
Intervenant proposé Jean-Marie Regnier

2) Impact de la disparition des Abeilles sur la production agricole dans un monde en perte de biodiversité.
Intervenant Philippe Leconte Gérant de la SARL Annabeille Président du réseau Biodiversité pour les Abeilles Vice Président de Symbiose

 3) Réalités et organisation du marché Français et organisation professionnelle nationale.
Claude Noel Apiculteur professionnel en Seine& Marne, Administrateur de la Coopérative France Miel et les Compagnons du miel(39).

4) La santé de l’Abeille et l’organisation apicole du Grand Est.
 Intervenant Louis Pister Président de la section apicole du GDS grand Est (Groupement de Défense Sanitaire ) et Administrateur de la FNOSAD

5) L’Abeille et les réseaux de biodiversité l’exemple de la Champagne et en particulier dans la Marne l’expérience « Symbiose ».

 Pour le coté Agriculture
 Intervenant Monsieur Jean-Marie Delanery, Agriculteur à Tilloy et Bellay président du groupement créé pour l’expérimentation « SYMBIOSE »
Pour le côté apicole
Intervenant :Jean-François Maréchal , apiculteur Marnais, assurant le suivi des ruches faisant partie de l’étude « Symbiose ».

6) les 4 raisons qui permettent à l’Abeille Marnaise de croire en l’avenir ou comment concilier agriculture et apiculture.
Intervenant Jean-Marie Régnier

7) un exemple : Etre agriculteur et Apiculteur en Marne aujourd’hui
Vincent Delcroix agriculteur et sa compagne Céline Gobin en sud Argonne

8) Clôture de la conférence par Philippe Ravillon 
Cette conférence sera animée par Richard CREMONINI rédacteur en chef La Marne Agricole REUSSIR
Le projet Power Powder
article proposé par Bernard Chèze
Il est né en 2008 d’une réflexion commune entre Xavier Rouau (INRA/IATE) et moi-même sur les avantages que présenteraient les poudres de biomasse en termes de combustible par rapport aux poudres de charbon minéral.
En résumé, il s’agit d’utiliser l'énergie produite par l'explosion de poussières de biomasse. Les technologies actuelles de conversion de la biomasse en énergie sont multiples et parfois très complexes, pouvant intégrer de nombreuses étapes de transformation physique et (bio-) chimique. 

Compte tenu des propriétés explosives des poudres végétales, la possibilité d’utiliser directement la poussière de biomasse pour la génération d’énergie offre une alternative intéressante. Les récents développements en raffinerie sèche du végétal, permettent de piloter précisément les caractéristiques de poudres issues de la biomasse. 
Un des objectifs du projet est de relier les caractéristiques de différentes typologies de poudres végétales à leurs qualités d’usage en combustion et d’identifier les verrous techniques liés à leur utilisation.

Le projet est porté par deux partenaires scientifiques principaux : l’UMR Ingéniérie des Agropolymères et des Technologies Emergentes (IATE) de l’INRA Montpellier qui apporte ses compétences en raffinerie sèche du végétal pour le développement de poudres végétales aux propriétés contrôlées et l’UR BioWooEB du CIRAD qui définit le protocole des essais, étudie la combustion de ces poudres et l’énergie qui en résulte.

Cette idée de valorisation directe de la biomasse en énergie mécanique, se positionnait en rupture avec les stratégies développées jusqu'alors dans le domaine des biocarburants liquides ; la récupération directe d'énergie à partir de l'explosion de poudres végétales ayant l'avantage de court-circuiter toutes les étapes en voie liquide qui permettent de transformer certains constituants de la biomasse en biocarburants, et de rester dans une filière voie sèche ne générant pas d'effluents.
La filière Power Powder : un nouveau candidat parmi les biocarburants avancés.
La filière Power Powder : un nouveau candidat parmi les biocarburants avancés.

Bilan de l’avancement du projet Power Powder :
Ce projet présente encore un caractère confidentiel, il a bénéficié en 2012 d’un financement sur ressourcement de la part de l’institut Carnot 3BCAR. Deux brevets ont été déposés par l’INRA et le CIRAD. 
En 2015, nous avons trouvé un financeur privé intéressé par cette innovation. 
Un contrat de cession de licence en faveur de Powderis, société du groupe VALECO, a été établi par INRA-Transfert mandaté par le Cirad et l’Inra. 
Des conventions de recherche ont été finalisées entre Powderis, IATE-Inra et BioWooEB- Cirad.
Le budget total de 1,5 M€ sur trois ans est cofinancé par Powderis à 50%, INRA et CIRAD cofinançant les 50 % complémentaires.
L’équipe projet compte 12 personnes dont un Post doctorant et deux doctorants (L. Stover, cofinancement Ademe et Karine RAJAONARIVONY, contrat Cifre).
Le projet global.
Les objectifs du projet sont multiples :

Recherche : Comprendre les phénomènes de combustion des poudres dans les moteurs. Comprendre les relations entre les caractéristiques des matières premières, leur comportement au fractionnement et leur qualité carburant. Evaluer l’impact socio-environnemental de cette nouvelle filière (ACV)

Valorisation : Développer la raffinerie de carburant poudreux de la biomasse. Développer des solutions concrètes d’utilisation énergétique de ces carburants en moteur et en bruleur. Evaluer l’intérêt économique de cette nouvelle filière.

Les premiers contrats de recherche se terminent en fin 2018. Ils seront reconduits sur 2019/2020. Actuellement un moteur de 10 kW fonctionne régulièrement avec des poudres de paille de blé.

Travaux complémentaires sur brûleurs :

Nous développons en parallèle l’utilisation des poudres en brûleurs. 
La démonstration apparait plus aisée à établir. 
Cet usage (production de chaleur) permet d’utiliser et valoriser les parties de poudres insuffisamment « raffinées » pour l’usage moteur.
Nous obtenons un fonctionnement proche de celui des fiouls ou des gaz soit avec les mêmes souplesses et les mêmes domaines d’application.

Les bancs sont visitables et nous pourrons organiser des démonstrations sur moteur et sur brûleurs.

Gilles Vaitilingom
Mai 2019.
Nos partenaires
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Tél. 01 42 12 85 90 - Fax 01 40 54 95 60
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